MEMOIRE DE TRAVAIL ET DEPRESSION
- drissboussaoud
- 15 juil. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 juil. 2025
Les personnes ayant un TDAH (Trouble du Déficit Attention avec ou sans Hyperactivité), à cause de leurs déficits attentionnels, ont-elles davantage tendance à être pessimistes et à développer une dépression ?
Une étude fascinante menée par Tracy Packiam Alloway et John C. Horton, publiée dans le Applied Cognitive Psychology, explore le lien entre notre capacité en mémoire de travail (qui est intimement liée à notre capacité à nous concentrer) et notre manière de réguler nos émotions et à être plus ou moins pessimiste.
La mémoire de travail fait partie de ce qu'on appelle les fonctions dites exécutives. Ce sont ces fonctions qui nous permettent d'être attentif, de nous concentrer, de mémoriser une information à très court terme, de faire des priorités dans nos activités, de remettre à plus tard ce qui n'est pas prioritaire... C'est un peu la tour de contrôle de notre cerveau ! Sans elle, nous serions aussi mal en point qu'un grand aéroport dont la tour de contrôle serait en panne !
Ce post est consacré à la mémoire de travail, dont on pense qu'elle joue un rôle encore plus global que celui d'être organisé et efficace, puisque de plus en plus d'études montrent qu'elle joue un rôle clé dans la régulation des émotions et dans notre habileté à faire face aux expériences négatives. En effet, nous savons que les personnes atteintes de dépression clinique ont du mal à supprimer les informations négatives, même quand elles ne sont pertinentes. À l’inverse, les personnes qui possèdent une mémoire de travail élevée parviennent à ignorer ces émotions négatives.

Cette découverte permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de TDAH. En effet, on sait que ce trouble est souvent associé à la dépression, laquelle peut engendrer une irritabilité accrue. Or, cette étude suggère qu’en développant une mémoire de travail plus performante, il serait possible d’adopter une vision plus optimiste de l’avenir.
La mémoire de travail ne se limite pas à retenir un numéro de téléphone, à retrouver le mot juste dans une phrase ou à suivre une série d’instructions. Une mémoire de travail développée semble également jouer un rôle dans la diminution des symptômes dépressifs et l’augmentation du bien-être général.
La bonne nouvelle est que la mémoire de travail s’entraine ! En effet, la neuroplasticité du cerveau permet de « muscler » la mémoire de travail, grâce à un entraînement adapté et régulier.
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Play Attention propose une solution efficace pour renforcer la mémoire de travail. Celle-ci fait partie intégrante des fonctions exécutives, essentielles à la gestion de l’attention, du contrôle des impulsions et du traitement des informations. À chaque séance, Play Attention vous aide à développer des compétences cognitives clés, comme la concentration, la mémoire à court terme, la gestion des distractions et le contrôle des impulsions. En améliorant ces capacités, vous optimisez naturellement votre mémoire de travail.
Play Attention met par ailleurs à disposition une application dédiée, conçue pour entraîner cet aspect fondamental du cerveau. Ce jeu de mémoire, à la fois ludique et stimulant, vous invite à retenir l’emplacement de récompenses et d’obstacles sur une carte, tout en maintenant votre concentration. Une fois ces éléments dissimulés, vous devez vous en souvenir et naviguer à travers la carte en fonction de ces repères.
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Pour conclure
La mémoire de travail est au centre de ces fonctions dites exécutives (voir ce post), et de notre intelligence. Avec l'attention (voir ce post), la mémoire de travail est une ressource cognitive capitale, qui joue un rôle non seulement dans l'efficacité cognitive sur les tâches quotidiennes, mais également dans le bien-être général. La bonne nouvelle est que la mémoire de travail s’entraine ! Nous pouvons donc la renforcer, comme un muscle, par un entraînement adapté et régulier.
Référence de l'article cité :
TRACY PACKIAM ALLOWAY and JOHN C. HORTON (2016). Does Working Memory Mediate the Link Between Dispositional Optimism and Depressive Symptoms? Applied Cognitive Psychology, 30: 1068–1072 (2016).


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