top of page

TDAH, mémoire de travail et dépression : un lien clé pour la régulation émotionnelle

Dernière mise à jour : 22 févr.

Les personnes présentant un TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité), en raison de leurs difficultés attentionnelles, sont-elles davantage susceptibles d’adopter une vision pessimiste et de développer une dépression ? Cet article s’appuie sur une étude récente pour mettre en évidence un lien étroit entre la mémoire de travail, la capacité de concentration et la régulation des émotions. La bonne nouvelle est que la mémoire de travail peut s’entraîner : grâce à la neuroplasticité cérébrale, il est possible de la « muscler » par un entraînement adapté et régulier.



La mémoire de travaille repose sur l'activation d'un large réseau cérébral
La mémoire de travaille repose sur l'activation d'un large réseau cérébral


Une étude particulièrement éclairante menée par Tracy Packiam Alloway et John C. Horton, publiée dans la revue Applied Cognitive Psychology, met en lumière un lien étroit entre la mémoire de travail, la capacité de concentration et la régulation des émotions. Les auteurs montrent que cette fonction cognitive influence également notre tendance à adopter une vision plus ou moins pessimiste des événements.


La mémoire de travail : la tour de contrôle du cerveau


La mémoire de travail fait partie des fonctions dites exécutives. Elle regroupe l’ensemble des capacités qui nous permettent de maintenir notre attention, de nous concentrer, de manipuler des informations à très court terme, d’organiser nos actions, de hiérarchiser nos priorités et de différer certaines tâches lorsque cela est nécessaire. On peut la comparer à une véritable tour de contrôle cérébrale : sans elle, notre fonctionnement mental ressemblerait à celui d’un grand aéroport privé de coordination, où les informations circuleraient sans ordre ni cohérence.


Un rôle central dans la régulation des émotions


Au-delà de l’organisation et de l’efficacité cognitive, la mémoire de travail semble jouer un rôle déterminant dans la régulation émotionnelle. De nombreuses recherches indiquent désormais qu’elle est essentielle pour faire face aux expériences négatives. On sait notamment que les personnes souffrant de dépression clinique éprouvent des difficultés à inhiber ou à écarter des informations émotionnelles négatives, même lorsqu’elles ne sont plus pertinentes. À l’inverse, les individus disposant d’une mémoire de travail plus performante parviennent plus facilement à ignorer ces contenus négatifs et à limiter leur impact émotionnel.

Le rappel d’un souvenir, qu’il soit neutre ou chargé émotionnellement, mobilise l’activation d’un réseau neuronal complexe. Lorsque la mémoire de travail est fragilisée, ce réseau peine à filtrer les informations non pertinentes, ce qui favorise la rumination et le maintien d’états émotionnels négatifs.


Mémoire de travail, TDAH et dépression


Ces résultats permettent également de mieux comprendre certaines difficultés observées chez les personnes présentant un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ce trouble est fréquemment associé à des symptômes dépressifs et à une irritabilité accrue. L’étude suggère qu’en renforçant la mémoire de travail, il serait possible d’améliorer la régulation émotionnelle et, à terme, de favoriser une perception plus optimiste de l’avenir.


Une fonction cognitive aux effets globaux


La mémoire de travail ne se limite donc pas à retenir un numéro de téléphone, trouver le mot juste ou suivre une série d’instructions. Lorsqu’elle est bien développée, elle semble contribuer à la diminution des symptômes dépressifs et à une amélioration plus globale du bien-être psychologique.


Une capacité qui peut s’entraîner


La bonne nouvelle est que la mémoire de travail n’est pas figée. Grâce à la neuroplasticité cérébrale, il est possible de la renforcer par un entraînement régulier et adapté. Des exercices ciblés, intégrés dans un accompagnement thérapeutique ou psychoéducatif, peuvent ainsi contribuer non seulement à améliorer les performances cognitives, mais aussi à soutenir l’équilibre émotionnel.


Améliorer la mémoire de travail avec Play Attention


Play Attention propose une solution efficace pour renforcer la mémoire de travail. Celle-ci fait partie intégrante des fonctions exécutives, indispensables à la gestion de l’attention, au contrôle des impulsions et au traitement de l’information. À chaque séance, le programme accompagne le développement de compétences cognitives clés telles que la concentration, la mémoire à court terme, la résistance aux distractions et l’autorégulation. En améliorant ces capacités, la mémoire de travail se renforce de manière progressive et durable.


Play Attention met également à disposition une application dédiée, spécifiquement conçue pour entraîner cette fonction essentielle du cerveau. À travers un jeu de mémoire à la fois ludique et stimulant, l’utilisateur est invité à mémoriser l’emplacement de récompenses et d’obstacles sur une carte tout en maintenant un haut niveau de concentration. Une fois ces éléments dissimulés, il s’agit de les restituer mentalement afin de se déplacer efficacement dans l’environnement proposé. Cet entraînement sollicite activement la mémoire de travail, l’attention soutenue et la capacité de planification.


Vous voulez rééduquer, ou renforcer votre mémoire de travail ?

Tout un chacun peut vouloir renforcer ses capacités attentionnelles, sa concentration et sa mémoire de travail. Contactez-nous au 07-81-43-47-06 ou prenez rendez-vous. Nous vous aiderons à élaborer un programme d’entraînement personnalisé, adapté à vos besoins spécifiques.

Pour conclure


La mémoire de travail occupe une place centrale au sein des fonctions exécutives et constitue un pilier essentiel de notre intelligence. Indissociable de l’attention, elle représente une ressource cognitive majeure, impliquée non seulement dans l’efficacité face aux tâches du quotidien, mais aussi dans la régulation émotionnelle et le bien-être général. La bonne nouvelle est que la mémoire de travail peut s’entraîner : à l’image d’un muscle, elle peut être renforcée grâce à un entraînement adapté, structuré et régulier.


Référence de l'article cité :


TRACY PACKIAM ALLOWAY and JOHN C. HORTON (2016). Does Working Memory Mediate the Link Between Dispositional Optimism and Depressive Symptoms? Applied Cognitive Psychology, 30: 1068–1072 (2016).


👉 Pour recevoir les futurs posts de ce blog, abonnez-vous gratuitement à la newsletter.


Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.


Driss Boussaoud 🙏


Commentaires


bottom of page