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LE MANIFESTE

Le Cerveau de la Présence

Les neurosciences sociales ont transformé notre vision du cerveau humain.

Il n'est plus cet organe isolé que l'on imaginait : il est profondément sensible aux autres, à leurs émotions, à leurs intentions, aux relations qui structurent notre existence.

Mais une question semble être restée discrètement en arrière-plan.

 

À partir de quel moment le cerveau commence-t-il à fonctionner sur un mode "social" ?

Dans la plupart des modèles classiques, notamment celui du Cerveau Social, la socialité apparaît lorsque le cerveau entre dans des formes élaborées d'interaction : communiquer, coopérer, interpréter les intentions d'autrui, partager des émotions complexes.

Mais une autre possibilité apparaît progressivement.

 

Et si le cerveau commençait à devenir social avant même l'interaction ?

Avant même la parole. Avant même l'échange. Avant même parfois la conscience claire de l'autre.

Comme si le cerveau répondait déjà à une question plus fondamentale :

 

Y a-t-il quelqu'un ?

Pas une fois pour toutes. À chaque instant, sous une forme ou une autre, avec plus ou moins de certitude.​

Le projet Le Cerveau de la Présence explore cette hypothèse.

Et si la présence des autres n'était pas simplement un contexte de notre vie mentale et émotionnelle, mais une condition fondamentale et continue dans laquelle le cerveau humain se développe, fonctionne, apprend, s'adapte et régule ses états internes ?

 

Cette question concerne les neurosciences. Mais aussi le développement humain, l'attachement, la psychothérapie, la solitude, les transformations contemporaines de nos sociétés et les nouvelles formes de présence qui émergent aujourd'hui.

De la naissance — peut-être même avant, dès la vie intra-utérine — jusqu'à la fin de l'existence, nous sommes immergés dans la présence des autres. Ou dans leur absence.

Le Cerveau de la Présence part de cette réalité simple et vertigineuse : nous ne fonctionnons jamais seuls. Même quand les autres sont absents. Et comprendre cela change peut-être tout.

Comment cette idée est-elle née ? →

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