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TRAUMA & STRESS POST-TRAUMATIQUE

Quand le passé continue à agir dans le présent

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Vous avez parfois l'impression de rester constamment sur le qui-vive ?

Que certaines expériences continuent à peser longtemps après les événements eux-mêmes — sous forme d'anxiété, d'hypersensibilité émotionnelle, de réactions difficiles à comprendre ou à contrôler, de difficultés relationnelles, de sommeil fragile, ou d'un sentiment diffus d'insécurité qui s'est installé avec le temps ?

Le trauma ne concerne pas uniquement des événements brutaux ou exceptionnels. Il peut aussi s'installer progressivement, lorsque certaines situations difficiles se répètent pendant longtemps, dans des contextes où l'on ne se sent plus vraiment en sécurité — ni protégé, ni soutenu.

 

Ce que le trauma fait au cerveau

Les neurosciences du trauma montrent aujourd'hui que certaines expériences peuvent dépasser les capacités habituelles d'intégration du cerveau et du système nerveux. Lorsque cela se produit, l'événement ne devient pas simplement un souvenir difficile : une partie du système nerveux continue parfois à fonctionner comme si le danger était encore présent, même lorsque la menace appartient au passé.

Les réseaux impliqués dans la vigilance, la mémoire émotionnelle, la régulation du stress et la perception du danger peuvent alors rester durablement mobilisés. Peu à peu, le système nerveux apprend à fonctionner dans un état d'alerte permanent. Cet état peut prendre la forme d'une hypervigilance, d'une tension intérieure persistante, d'une difficulté à relâcher la pression ou d'un sentiment diffus d'insécurité.

Avec le temps, cet état finit parfois par sembler normal. Pourtant, il reste coûteux. Il mobilise continuellement les ressources du cerveau et du corps, contribuant à l'épuisement émotionnel, aux difficultés relationnelles, aux troubles du sommeil ou aux réactions émotionnelles qui paraissent disproportionnées ou difficiles à comprendre.

Le trauma n'est donc pas seulement un souvenir douloureux. C'est souvent une manière particulière pour le système nerveux de continuer à organiser la perception du monde longtemps après la disparition du danger initial.

 

Le trauma comme rupture de présence

Une dimension du trauma reste souvent sous-estimée : son impact sur notre capacité à être en présence — en présence de nous-mêmes, mais aussi en présence des autres.

De nombreuses expériences traumatiques surviennent dans des situations où la présence protectrice d'autrui faisait défaut. Dans d'autres cas, plus complexes encore, c'est la présence même d'une personne proche qui devient source de peur, de confusion ou de danger. Le système nerveux enregistre alors une expérience profonde : les autres ne constituent pas nécessairement une source de sécurité.

 

Cette empreinte ne disparaît pas toujours lorsque les événements sont terminés. Elle peut continuer à influencer les relations, la confiance, la capacité à demander de l'aide ou à se sentir véritablement en sécurité auprès d'une autre personne. Certaines personnes décrivent la sensation de devoir constamment rester sur leurs gardes. D'autres ont du mal à se laisser soutenir, même lorsqu'elles sont entourées de personnes bienveillantes.

 

Dans cette perspective, le trauma peut être compris comme une perturbation durable de la relation à la présence. Le système nerveux a appris que la proximité d'autrui n'était pas nécessairement synonyme de sécurité.

 

C'est aussi pourquoi la guérison passe souvent par l'expérience répétée d'une présence différente : suffisamment stable, prévisible et respectueuse pour permettre au cerveau d'apprendre progressivement que l'autre peut redevenir une ressource plutôt qu'une menace.

 

Comment je travaille

La psychothérapie du trauma ne consiste pas à effacer le passé. Elle vise à permettre progressivement au cerveau et au système nerveux de sortir de certains états de survie devenus envahissants, afin de retrouver davantage de sécurité intérieure, de flexibilité émotionnelle et de liberté dans la vie quotidienne.

Mon approche intègre l'EMDR, les thérapies centrées sur le trauma complexe, la thérapie des schémas, les approches de régulation émotionnelle ainsi que les apports des neurosciences contemporaines, notamment la théorie polyvagale. Elle s'appuie également sur une attention particulière portée à la relation thérapeutique elle-même, qui constitue souvent un élément important du processus de guérison.

 

Le rythme est toujours le vôtre. Le travail se construit progressivement, dans le respect de votre histoire, de vos ressources et de ce que vous êtes prêt à traverser à chaque étape du processus.

En cabinet comme en téléconsultation

Les séances peuvent se dérouler en présentiel à Marseille ou en téléconsultation sécurisée, pour les personnes en France comme à l'international.

 

Ressources associées

Selon votre situation, vous pouvez également consulter :

  • EMDR – Comprendre comment le retraitement des souvenirs difficiles peut favoriser la guérison psychologique.

  • Attachement – Comprendre le cerveau apprend progressivement s'il peut compter sur la présence des autres.

  • Trouble de la personnalité borderline – Comprendre les difficultés de régulation émotionnelle et relationnelle.

  • Anxiété – Comprendre les mécanismes de l'inquiétude, de l'hypervigilance et des attaques de panique.

  • Dépression – Explorer le lien entre épuisement psychique, perte d'élan et sentiment de déconnexion.

  • Thérapie de couple – Comprendre les dynamiques relationnelles et les difficultés d'attachement dans le couple.

  • Consultations – Informations pratiques sur les consultations à Marseille ou en téléconsultation.

 

Pour une réflexion plus approfondie sur les neurosciences de la présence, vous pouvez également visiter la section Le Cerveau de la Présence.

Contact et prise de rendez-vous →

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